Ville Napoléonienne

maison gueffier illuminée de nuit Maison Gueffier

L’essor du réseau routier

La création de la ville nouvelle en 1804 a nécessité le tracé de routes supplémentaires car le bourg était isolé et traversé seulement par la route allant de Saumur aux Sables d'Olonne. Le décret du 25 mai 1804 prescrit l'ouverture de routes depuis La Roche-sur-Yon en direction des principales villes environnantes notamment par la création d'un axe nord-sud. Ces actions s'inscrivent dans un projet plus global de désenclavement et de développement de la Vendée. Cependant, la réalisation des travaux est moins rapide que l'établissement des projets : à la fin de l'Empire, les routes ne sont pas achevées ou sont praticables uniquement pendant l'été.

Le haras nationalvue sur la cour des écuries du haras

Par une ordonnance royale, Louis-Philippe accorde la création d'un haras à La Roche-sur-Yon en 1842. Le haras est construit de 1843 à 1846 à l'emplacement de l'ancien jardin botanique, sur un ilôt de 4,5 hectares. Le haras, conçu par Joseph Mallet, architecte départemental, présente un volume géométrique et hiérarchisé, avec au centre, la maison du directeur.

Trois nouvelles écuries sont construites en 1905, ce qui porte sa capacité d'accueil à 200 étalons. Après la guerre de 1914-1918, le cheval perd son rôle militaire. Le haras de La Roche-sur-Yon conserve un rôle économique et participe à la préservation des races. Il permet la pratique et la transmission de savoir-faire dans les domaines de la maréchalerie et de la sellerie. De nombreux champions ont été produits par les étalons du haras : Feu Follet X (prix d'Amérique 1954), Une de Mai, Idéal du Gazeau (prix d'Amérique 1981-1983).

La préfecture

Le 25 mai 1804, Napoléon décrète le transfert du chef-lieu du département de Fontenay-le-Comte à La Roche-sur-Yon. Il devient urgent de construire un bâtiment pouvant accueillir le préfet et les fonctionnaires. Comme à Pontivy, ville napoléonienne, la préfecture est l'une des premières constructions de la ville nouvelle.

Elle n'est toutefois achevée qu'en 1818. Son emplacement sur une place secondaire est dû au choix du préfet Merlet qui voulait éviter le tumulte des foires et marchés. L'architecture classique du bâtiment est comparable à celle d'un hôtel particulier avec un perron et un vestibule. Le bâtiment central est entouré de deux ailes formant une cour d'honneur. La préfecture est prolongée par un parc et bordée, à l'origine, par deux cours. La place de la préfecture, aujourd'hui place François-Mitterrand, est entourée de maisons de pierre dont les encadrements et les balcons visent à mettre en valeur la préfecture.

La maison Gueffier

En 1806, le directeur général des Ponts et chaussées préconise de construire en pisé des casernes et des logements pour les fonctionnaires. Le pisé est une maçonnerie faite de terre tassée par couches superposées dans un coffrage, sans soutien de bois ni de paille. Les bâtiments en pisé sont progressivement remplacés par des maisons de pierre. La Maison Gueffier, seule maison en pisé subsistant à La Roche-sur-Yon, est devenue en 2002 un centre artistique et un atelier d'écriture. La maison doit son nom à son dernier propriétaire André Gueffier (1900-1989), avocat, homme politique et humaniste. La façade, côté esplanade, est ornée de sculptures où l'on distingue les initiales de Victor Clair, l'un des précédents propriétaires. Le “Jardin des Latitudes”, avec son caractère d'origine, offre ses doux ombrages aux promeneurs.

Le musée

Créé en 1847, le musée est installé dans l'hôtel de ville. Le bâtiment actuel, construit en 1878 par l'architecte Auguste Boudaud, reproduit les volumes d'origine de l'hôtel de ville, avec un corps central d'un étage et deux ailes latérales. Abritant initialement le tribunal d'instance au rez-de-chaussée et le musée à l'étage, ce dernier bénéficie d'un traitement architectural plus recherché : le tympan du fronton symbolise les arts et les lettres. Les collections du musée se sont enrichies au cours des deux siècles grâce à des dépôts de l'Etat, des dons et legs, avec notamment des oeuvres de Paul Baudry et des dessins de Benjamin Rabier, le père de Gédéon et de La Vache qui rit. Depuis les années 1980, le fonds s'est enrichi de nombreuses photographies contemporaines.

Façade hotel des postesL’hôtel des postes

La présence d'une poste aux lettres à La Roche-sur-Yon est attestée depuis le XVIIème siècle, à proximité de la place de la Vieille-Horloge. Elle s'installe à l'hôtel de ville en 1816 puis dans un immeuble rue Paul-Baudry en 1885. A la fin du XIXème siècle, le télégraphe se généralise et ses activités se multiplient. L'hôtel des postes s'installe dans les années trente à l'emplacement des anciennes prisons, désaffectées en 1903. Les architectes Auguste Boudaud et Maurice Durand inscrivent la nouvelle poste dans la modernité selon le style Art déco par des baies carrées, des motifs géométriques et de nombreuses mosaïques, tout en conservant un certain académisme.

L’ancien palais de justice

Inauguré en 1814, le palais de justice présente une façade monumentale composée de colonnes doriques et d'un fronton. Sa sobriété illustre l'architecture néo-classique choisie pour la construction de cette ville nouvelle. Dans l'axe principal de l'entrée se trouvait l'ancienne salle d'audience éclairée par des baies donnant sur deux cours intérieures. L'étage a été occupé par le tribunal criminel, le tribunal pénal et le tribunal civil. Les prisons, situées derrière l'édifice, étaient séparées de celui-ci par une simple cour. Recevant une moyenne de cinquante détenus, hommes et femmes, elles ont servi de maison d'arrêt jusqu'en 1903 avant d'être rasées puis remplacées par l'hôtel des postes.

En 1978, le palais de justice est devenu le conservatoire de musique puis l'Ecole nationale de musique, de danse et d'art dramatique, avec un auditorium de 250 places.

L’hôtel de ville

La construction de l'hôtel de ville, décidée à l'occasion du passage de Napoléon le 8 août 1808, s'est achevée en 1813. Les plans ont été élaborés par Duvivier, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées. Le bâtiment est formé d'un corps principal pourvu d'un étage et de deux ailes latérales sur une longueur totale de 50 mètres. L'hôtel de ville actuel est le résultat de l'élévation des deux ailes à la hauteur du corps central en 1843. En 1970, le bâtiment est doublé par une extension côté jardin.

La cité napoléonienne

Une semaine après s'être proclamé empereur, Napoléon signe le décret du 5 prairial an XII (25 mai 1804) qui transfère le cheflieu de la Vendée de Fontenay-le-Comte à La Roche-sur-Yon. Ce décret constitue l'acte fondateur de la ville et réorganise le département. François Cormier, ingénieur des Ponts et chaussées, élabore le plan de la ville en 1805 : une forme pentagonale, ceinturée de boulevards, dessine une ville nouvelle pouvant accueillir 12 à 15 000 habitants. La place centrale, entourée de bâtiments représentant le pouvoir, symbolise les choix de l'Empereur. Tout autour, la ville s'organise en damier selon un modèle de cité fonctionnelle.

L’église Saint-Louis

Ce monument majeur de la ville est caractéristique de l'architecture néo-classique qui marque le début du XIXe siècle. Les ingénieurs des Ponts et Chaussées adoptent un plan de type basilical en référence au temple grec, ne prévoyant pas à l'origine de chapelles latérales.

Ces dernières sont bâties en 1824 pour renforcer les murs de la nef. L'église prend alors la forme d'une croix latine. L'église est consacrée sous le vocable de Saint-Louis en 1830. La nef centrale est couverte par une immense voûte à caissons peints en trompe-l'oeil garnis de rosaces. Elle abrite de nombreux objets mobiliers parmi lesquels une statue en bois polychrome du XIVe siècle représentant Notre-Dame de La Roche.

Le lycée Impérial

Le décret de 1804 mentionne la construction d'un lycée. Son installation, d'abord envisagée sur la place secondaire en vis-à-vis de la préfecture, est fixée par le décret du 8 août 1808 sur la grande place. Les travaux débutent en 1810 et se poursuivent jusqu'en 1815. Ouverte avec 148 élèves, l'école royale de Bourbon-Vendée est promue collège royal en 1838, puis lycée impérial de Napoléon-Vendée en 1853, sous Napoléon III. En 1956, Edouard Herriot préside la cérémonie d'apposition d'une plaque à son nom sur le lycée où il a été élève de 1877 à 1887. Le lycée Edouard-Herriot a été agrandi en 1960 puis transformé en collège en 1970. Dans la cour intérieure, un Monument aux Morts de la guerre de 1870-1871 a été élevé en 1898 par le sculpteur Victor Fulconis et l'architecte Auguste Boudaud.

Le théâtrele théâtre vu de l'extérieur en contre-plongée

A l'origine, le décret impérial de 1804 prévoyait une salle de spectacles ou “Comédie”. Sa construction débute seulement en 1843 à l'emplacement des casernes provisoires qui s'installent alors sur le site du château. Son architecture fait référence au registre antique et constitue un exemple représentatif de l'architecture néo-classique avec l'église Saint-Louis et le palais de justice situés autour de la place Napoléon.


Conçu par l'architecte Urbain Pivard, la décoration intérieure a été confiée à deux artistes nantais, Louis-Lucien Penne et Georges Levreau.

L'inauguration du théâtre municipal en 1845 marque la fin du programme de construction des édifices publics de la ville, initié quarante ans plus tôt. Installé sur une place secondaire, face à la préfecture, il occupe une position symbolique dans la ville. Restauré en 2004, le théâtre offre aujourd'hui une capacité de 373 places.

Les hôpitaux napoléoniens

Le projet d'un hôpital militaire a été envisagé très tôt afin de soigner les militaires présents dans la ville, sa construction, en bordure du pentagone, relève d'un souci d'hygiène. L'hôpital, conçu par l'ingénieur Cormier et inauguré en 1811, est cédé au département en 1818 et devient l'hôpital général, accueillant également des civils. L'édifice initial est un bâtiment encadrant une cour d'honneur carrée. Le bâtiment a été réhabilité et transformé en Hôtel du département par les architectes Castro, Pellerin et Willaume en 1990.

Plus d'infos

Office de Tourisme de La Roche-sur-Yon Agglomération
7, place du Marché
85000 LA ROCHE-SUR-YON

Contacter par mail
Site internet : www.ot-roche-sur-yon.fr

Tél : 02.51.36.00.85
Fax : 02 51 36 90 27

HÔTEL DE VILLE

Place Napoléon

85 021 LA ROCHE-SUR-YON

Tél. : 02 51 47 47 47

Horaires d'ouverture :
Du lundi au vendredi
de 8h à 18 h 30 sans interruption

Samedi : de 9h à 12h

Voir les horaires : Etat civil, accueils rue La Fayette et cité François-Mitterrand

Les horaires des accueils sont modifiés du 10 juillet au 1er septembre 2017
Consulter les horaires

Roche services

02 51 47 49 02
Une anomalie près de chez vous?
Appelez Roche Services,
du lundi au vendredi
de 8 h 30 à 12 h 30 et
de 13 h 30 à 17 h 30
(sauf vendredi 17h)
En dehors de ces horaires, laissez un message.
Demande d'intervention en ligne

NOS AUTRES SITES

La Roche-sur-Yon
La Ville

La Roche-sur-Yon
L'Agglomération

La Roche-sur-Yon
Le Territoire

AUTRES SITES